alpha-pyxidis
alpha-pyxidis

Kangaroo Tracking - Cinquième continent

Vincent   20/08/1993  

Et ça continue encore et encore... Toujours le même paysage, toujours le même rien à l'horizon.

La route vers le nord et les "road-trains"

De temps en temps on croise le cadavre d'un kangourou sur le bas côté la route... La nuit, la route est très dangereuse à cause des animaux sauvages (kangourous, emus) ou domestiques (vaches) qui traversent ou dorment sur l'asphalte... Un bus ou un road-train (camion avec 4 ou 5 remorques !!...) n'a pas le temps de s'arrêter et finalement ça n'a que peu de conséquence pour lui, mais une voiture peu facilement se retrouver sur le toit, et ici, pas la peine de compter sur un quelconque secours, et pour l'auto-stop, il faut vraiment être patient...

L'immensité du désert et les "flying doctors"

Il n'y a personne dans ce paysage, juste une station-relais-restaurant-poste-épicerie de temps à autre (environ toutes les 6 heures de route). Dans ce oays d'une autre échelle, l'école se fait à la radio sur ondes courtes et les docteurs ont des ailes (ils se déplacent en avion).

Pourtant des gens travaillent et vivent ici... Les fermes s'étendent sur des superficies gigantesques. La plus grande de toutes couvre la surface de la moitié de la Belgique à elle seule !

Uluru et les touristesUluru national park

L'étape suivante de ma ballade est le fameux Ayers Rock. C'est une montagne posée là, toute seule au milieu du désert.

C'est un site sacré pour les aborigènes, un lieu magique. Seuls les initiés peuvent la gravir.

Suivant les heures de la journée, la montagne change de robe: du jaune au brun en passant par toutes les teintes de rouge, la vieille dame choisit sa couleur en accord avec le ciel et le sable.

Mais le Dieu Touriste est passé par là, et juste à la frontière du parc national qui protège (tout de même) l'endroit, un grand complexe hôtelier a été construit pour accueillir les millions de visiteurs qui passent par ici chaque année. Du simple camping au plus grand hôtel de luxe, on trouve de tout dans cet oasis pour vacanciers. L'endroit est agréable, mais c'est assez curieux de trouver des pelouses vertes, piscines et autres terrains de tennis au beau milieu du plus arides des déserts.

Il faut encore parcourir près de 30 km pour arriver au pied d'Ayers Rock (rebaptisé du nom aborigène "Uluru"). Des cars font la navette entre le complexe hôtelier et Uluru, moyennant 40 AUD (160 FRF de l'époque, environ 30 EUR, je pense), on peut rejoindre, au milieu d'un troupeau de touristes-moutons, le pied de la montagne. On peut prendre des photos aux endroits indiqués et on peut pouvait (je crois que désormais l'accès est interdit) même grimper au sommet grâce au sentier qui a été aménagé...

Dans de tel cas, il est peut-être préférable de s'abstenir et de se contenter d'un simple petit tour dans le désert, au coucher du soleil, où à l'écart des grands hôtels, on bénéficie d'un somptueux spectacle sur le rocher qui fait concurrence à l'astre qui s'endort...

King's Canyon et les mouches

Avant de rejoindre la route qui file vers le Nord, je décide de me joindre à un groupe d'une vingtaine de personnes pour faire un petit détour (à peine 400 km !) par King's Canyon. Dès qu'on s'écarte un peu des axes de communication principaux, on se retrouve vite sur des pistes poussièreuses et chaotiques.

Après une après-midi de route, on stoppe pour la nuit. A peine descendu du mini-bus, on se fait assaillir par des nuées de mouches... La calamité de l'Australie !

On se dit qu'on s'habituera au bout d'un moment à ces bestioles qui nous tournent sans cesse autour, mais on ne s'habitue pas... Tout le monde est sans arrêt en train de balayer l'air de la main devant son visage : c'est le "salut australien" Les bush-mens ont imaginé un système automatique : ils ont suspendu des bouchons en liège à des bouts de ficelles réparties sur les rebords de leurs chapeaux.

Repas au feu de bois, nuit sous la tente et réveil avec Pink Floyd à l'aurore : on profite de la fraîcheur du matin pour visiter le canyon.King's Canyon

Le vent et l'eau se sont joué de la roche et ont sculpté dans le grès rouge les formes les plus extraordinaires. Au fond du canyon aux parois vertigineuses une rivière abreuve la végétation exubérante d'un petit coin de paradis terrestre.

Retour au sommaire

Localisation